Devis gratuit
Guide · Conseils

Chauffage électrique et échéance de 2033 :ce que la loi demande vraiment.

On vous a dit que c'était suspendu, on vous a dit que c'était interdit. Ni l'un ni l'autre. Voici la règle exacte, et ce qu'elle veut dire pour une maison de la Riviera, de Lavaux ou du Pays-d'Enhaut.

Puissance qu'il vous faut11 kW
Prix estimé, pose compriseCHF 33'400 – 41'700

Votre devis gratuit

 
Elle date de quand ?
Vous chauffez avec quoi ?
Où vous joindre

Ou appelez-nous : 021 539 16 07

Estimation indicative — fourchettes suisses officielles (SuisseEnergie). Prix ferme après visite gratuite.

Vos infos vont uniquement à notre installateur partenaire de la région — jamais ailleurs (nLPD art. 19). · reply@pompe-a-chaleur-riviera.ch

Le décret, en une phrase

Dans le canton de Vaud, un décret impose de remplacer les chauffages et les chauffe-eau électriques d'ici au 1er janvier 2033. C'est le décret DACCE (BLV 730.051), en vigueur depuis le 1er janvier 2025. Vous devez annoncer votre installation à la Direction de l'énergie.

Retenez d'abord la nature de cette règle, parce que c'est là que tout le monde se trompe : c'est une obligation d'assainir, ce n'est pas une interdiction de posséder un chauffage électrique. Personne ne viendra couper vos convecteurs le 2 janvier 2033. Ce que la loi demande, c'est que d'ici là vous ayez changé de système, ou que vous ayez emprunté l'une des voies prévues par le décret.

« De toute façon, c'est suspendu » — attention au mot exact

Vous l'avez peut-être lu sur un forum, ou entendu d'un voisin autour d'un café. Ce qui est suspendu, c'est la directive d'application du décret, c'est-à-dire le mode d'emploi que le canton a écrit pour ses propres services. Le décret, lui, reste en vigueur. Le devoir d'annoncer votre installation aussi. Et l'échéance de 2033 n'a pas bougé d'un jour.

La conséquence est très concrète, et elle est écrite noir sur blanc sur le site de l'État : la Direction de l'énergie ne délivre aujourd'hui ni attestation d'assainissement, ni dérogation, ni prolongation. Le canton annonce que les procédures et les formulaires correspondants seront mis à disposition dans le courant de 2026, sans donner de date. En clair : vous ne pouvez pas décrocher aujourd'hui un papier qui vous mettrait à l'abri, et vous ne pouvez pas non plus vous servir de l'attente comme d'une excuse. Le temps continue de tourner pendant ce temps-là.

Centralisé ou décentralisé : ce n'est pas le même chantier

Le décret ne traite pas de la même façon une chaudière électrique qui alimente des radiateurs à eau (on parle de chauffage centralisé) et des convecteurs ou des panneaux rayonnants installés pièce par pièce (chauffage décentralisé).

  • Centralisé : la voie est le remplacement par une énergie renouvelable — une pompe à chaleur, un chauffage à bois, ou le raccordement à un réseau de chauffage.
  • Décentralisé : trois voies existent. Le remplacement complet de l'installation ; l'amélioration de l'enveloppe du bâtiment pour atteindre une classe CECB comprise entre A et C ; ou la compensation de 25 % de la consommation de chauffage par une production d'électricité renouvelable, le bâtiment devant alors se situer au minimum en classe D.

Ces 25 % sont ceux du décret DACCE. Ils n'ont rien à voir avec « la moitié » de la consommation électrique qu'il faut compenser lorsqu'une pompe à chaleur produit aussi du froid (art. 28b al. 2 RLVLEne). Deux régimes différents, deux chiffres différents : c'est la confusion la plus fréquente sur ce sujet.

Ici, le chauffage électrique n'est pas un cas rare

Entre le quai de Vevey, au niveau du lac à 372 m, et Caux à 1'146 m au-dessus de Montreux, la région grimpe de plus de mille mètres. Les convecteurs électriques se retrouvent partout sur cette échelle, et pas pour les mêmes raisons. En bord de lac, ce sont souvent de petits appartements transformés, ou une annexe chauffée à part. Sur les hauts, aux Avants ou à Villard-sur-Chamby (1'084 m), ce sont fréquemment des logements occupés par intermittence, où l'électrique avait l'avantage de ne rien coûter à l'arrêt. Au Pays-d'Enhaut, à Château-d'Œx ou à Rougemont, c'est le chalet de famille dont on ne chauffe que la moitié en hiver.

Ces trois situations ne se traitent pas de la même manière. Un logement occupé quinze week-ends par an ne se dimensionne pas comme une villa habitée toute l'année, et la question de la mise hors gel devient centrale. C'est une discussion à avoir avec l'installateur avant, pas après.

Deux vérifications avant de commander quoi que ce soit

1. Êtes-vous dans le périmètre d'un réseau de chauffage à distance ? C'est la première question à se poser dans cette région, et presque personne ne la pose. La loi vaudoise sur l'énergie (LVLEne, art. 25 al. 2) prévoit une obligation de raccordement pour les bâtiments neufs et pour ceux dont les installations de chauffage subissent des transformations importantes, lorsqu'ils se trouvent dans les limites d'un réseau alimenté principalement par des énergies renouvelables ou de récupération. Remplacer un chauffage, c'est une transformation importante. Trois soupapes existent — la proportionnalité, l'exception pour un bâtiment déjà majoritairement renouvelable, et le principe qui préfère les mesures incitatives aux règles contraignantes — mais elles se discutent, elles ne se supposent pas. Deux opérateurs différents interviennent chez nous : à Montreux, c'est Romande Energie ; à Vevey et à La Tour-de-Peilz, c'est Groupe E. Le périmètre exact ne se lit pas depuis un site web : il se demande à la commune ou à l'opérateur. Nous y consacrons un guide entier : eau du lac et chauffage à distance sur la Riviera.

2. Quelle procédure applique votre commune ? Une pompe à chaleur air-eau dans un bâtiment existant peut être dispensée de permis de construire (art. 68c RLATC), mais dispensé de permis ne veut jamais dire dispensé de démarche : l'installation s'annonce à la commune, avec le formulaire de la DGE, un plan de situation et la fiche technique de l'appareil. Et les pratiques ne sont pas les mêmes d'une commune à l'autre : Montreux traite ces dossiers par une annonce simplifiée, alors que la Ville de Vevey exige une demande de permis de construire déposée par un mandataire qualifié. Pour toutes les autres communes de la région, la procédure se vérifie auprès de votre commune, dossier par dossier. Le détail est dans notre guide autorisation, annonce, permis.

La subvention est d'abord une question de calendrier

Le Programme Bâtiments soutient le remplacement d'un chauffage électrique par une pompe à chaleur air-eau (mesure M-05). Mais l'ordre des opérations est impitoyable : la demande doit avoir été approuvée avant le moindre travail, et pas seulement déposée. Le matériel est même considéré comme acquis dès qu'il est livré sur le chantier. Un propriétaire pressé qui se fait livrer sa machine avant l'accord écrit perd le bénéfice de la mesure sans avoir posé un seul tuyau. Aucun montant ne se publie ici : les chiffres se lisent sur les sources officielles. Voir notre guide subventions vaudoises, le bon calendrier et notre page subventions.

Parfois, la bonne réponse est « pas tout de suite »

Nous préférons le dire franchement. Si votre maison est une passoire, poser une pompe à chaleur revient à mettre un moteur neuf sur une coque percée : la machine tournera fort, longtemps, et votre facture ne baissera pas autant qu'annoncé. Isolez d'abord la toiture, changez les fenêtres qui sifflent, puis dimensionnez. L'ordre compte.

Deuxième cas : si votre chauffage électrique est décentralisé, il n'y a aucun circuit d'eau dans la maison. Passer à une pompe à chaleur air-eau suppose alors de créer une distribution complète, ce qui change l'ampleur du chantier. Une pompe à chaleur air-air ou une solution pièce par pièce peut être plus raisonnable — nous en parlons sur notre page pompe à chaleur air-eau. Enfin, le chauffe-eau électrique est visé par le même décret : il se traite souvent séparément, et plus tôt, parce que c'est le chantier le plus simple de tous.

Par où commencer, concrètement

Relevez trois informations avant tout appel : le type de chauffage (chaudière électrique ou convecteurs), l'année de construction du bâtiment, et la présence ou non de radiateurs à eau. Avec cela, un installateur certifié de la région peut déjà vous dire si votre cas est simple ou compliqué. Nos partenaires se déplacent de Lutry à Veytaux, sur les coteaux de Lavaux comme au Pays-d'Enhaut. La visite et le devis sont gratuits et sans engagement.

Sources : décret DACCE (BLV 730.051) et page « chauffages et chauffe-eau électriques » de vd.ch ; art. 68c RLATC et fiche d'application DGE-DIREV de janvier 2026 ; art. 28b al. 2 RLVLEne ; art. 25 al. 2 LVLEne ; Programme Bâtiments, mesure M-05. Ces textes évoluent : vérifiez l'état du droit au moment de votre projet.

← Tous les guides

Prêt à savoir combien ça coûte chez vous ?

3 questions, 30 secondes, aucun engagement. Le devis est gratuit — et le restera.

Faire mon devis gratuit

Ou appelez-nous : 021 539 16 07

Devis gratuit en 30 sec →